Pourquoi le risque pourrait-il être plus élevé ?
Jusqu'à présent, la plupart des études reposaient principalement sur l'indice de masse corporelle (IMC). Or, cet indicateur ne reflète pas toujours fidèlement la quantité de graisse corporelle ni sa répartition.
Les chercheurs du DKFZ ont analysé les données de plus de 450 000 adultes en tenant également compte du tour de taille et du rapport taille-hanches, des indicateurs qui reflètent mieux la graisse abdominale. Ils montrent que ces mesures permettent d'estimer plus précisément le risque de cancer que le seul l’IMC.
Le tour de taille est souvent un meilleur indicateur de la graisse abdominale que l'IMC, car il renseigne sur la quantité de graisse située autour des organes.
La graisse abdominale est particulièrement préoccupante
La graisse située autour des organes de l'abdomen, appelée graisse viscérale, est particulièrement active sur le plan métabolique. Elle favorise notamment l'inflammation chronique et des modifications hormonales qui peuvent contribuer au développement de certains cancers.
Ainsi, une personne peut présenter un IMC normal tout en ayant une accumulation importante de graisse abdominale et un risque accru.
En complément de l'IMC, le tour de taille est un indicateur simple qui permet d'estimer la quantité de graisse abdominale. Selon les recommandations de l'Organisation mondiale de la Santé, un tour de taille supérieur à 88 cm chez les femmes et 102 cm chez les hommes est associé à un risque accru pour la santé**.
Un message fort pour la prévention
Cette étude renforce les connaissances et soutient que le surpoids et l'obésité augmentent le risque de 13 types de cancer***, dont les cancers du côlon, du sein après la ménopause, du foie, du pancréas, du rein et de l'endomètre.
Même si toutes les personnes en surpoids ne développeront pas un cancer, il est important de rappeler qu'un poids sain fait partie des facteurs qui contribuent à réduire le risque. Associé à une alimentation équilibrée, une activité physique régulière, l'absence de tabagisme et d’alcool, il constitue un levier important de prévention.
Pour aller plus loin, découvrez les recommandations du Code européen contre le cancer.
Sources :
*Luna Kiran Adhikari; Fatemeh Safizadeh; Marko Mandic; Hermann Brenner: Excess Weight May Account for More than Ten Percent of all Cancers: The Underestimated Impact of the Obesity Epidemic.
Cancer Communications 2026, DOI: 10.34133/cancomm.0040
**Bohmann P, Stein MJ, Amadou A, Baurecht H, Fervers B, Fontvielle E, et al.
WHO guidelines on waist circumference and physical activity and their joint association with cancer risk
***Body Fatness and Cancer – Viewpoint of the IARC Working Group. New England Journal of Medicine. 2016;375(8):794-798. DOI : 10.1056/NEJMsr1606602
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