Avec l’arrivée du printemps débute également une période où les infections par le papillomavirus humain (HPV) sont plus fréquemment observées, notamment chez les jeunes.
Le HPV est un virus très répandu qui se transmet principalement lors de contacts sexuels mais la transmission peut aussi se faire par simple contact peau à peau dans la région génitale ou anale. Un nombre important de partenaires sexuels augmentent le risque de contamination.
Il existe environ 200 types différents de HPV. Tous ne présentent pas le même niveau de risque : certains sont sans gravité, tandis que d’autres peuvent provoquer des lésions ou des cancers.
Le virus touche principalement les organes génitaux (vagin et pénis), la région anale et la gorge.
Qu'est-ce que l'HPV ?
L'HPV est une infection sexuellement transmissible, qui passe parfois totalement inaperçue. Il arrive même que le virus reste en sommeil pendant des années dans le corps, sans que personne ne remarque rien. Souvent, le virus disparaît au bout d'un ou deux ans.
Toutefois, les infections aux HPV ne sont pas toutes semblables. Certains types d’HPV sont plutôt inoffensifs. Ce sont des HPV à faible risque. Ils peuvent être à l’origine de verrues génitales, mais qui sont bénignes, c’est-à-dire pas dangereuses. D'autres types d'HPV sont toutefois des types HPV à haut risque. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) en recense au moins 13 types. Dans certaines circonstances, ces infections se transforment en lésions précancéreuses qui peuvent donner naissance à des tumeurs malignes, donc à des cancers.
Il est possible de se protéger contre une infection à HPV et ses conséquences. La vaccination contre l'HPV est la meilleure option. Une autre manière est l'utilisation de préservatifs lors des rapports sexuels, qui n'offre toutefois pas une protection totale, car le virus peut également être transmis par d'autres types de contacts sexuels.
Il est important d'être informé sur l'HPV et ses effets et d'effectuer régulièrement un dépistage afin de pouvoir détecter et traiter à temps d'éventuelles lésions précancéreuses.
Cancer du col de l'utérus dû à l'HPV ?
En cas de contamination par un type de HPV à haut risque, il peut arriver qu'une petite lésion se produise dans la muqueuse du col de l'utérus et que les cellules s'infectent.
Dans 80–90 % des cas, l’infection disparaît spontanément en 1 à 2 ans. Dans le reste des cas, l'infection persiste et peut conduire à des lésions précancéreuses. Une infection à HPV n’évolue donc pas forcément vers un cancer. Mais chaque année en Europe, environ 35 000 femmes développent un cancer du col de l’utérus provoqué par une infection à HPV.
Pour prévenir le cancer du col de l'utérus, un frottis vaginal régulier tous les trois ans est recommandé pour toutes les femmes âgées de 25 à 69 ans, y compris celles qui sont vaccinées. Les examens de dépistage permettent de déceler et prendre en charge à un stade précoce les précancers ou les cancers.
Comment se déroule la vaccination au Luxembourg ?
Au Luxembourg, les pédiatres, les médecins généralistes et les gynécologues vaccinent contre les HPV.
Dans le cadre du programme national de vaccination du Ministère de la Santé, elle est gratuite pour les filles et les garçons âgés de 9 à 14 ans. Le schéma comprend deux injections dans le bras.
La vaccination des garçons a été introduite en 2018 afin de les protéger contre les infections et les cancers liés au HPV, mais aussi pour réduire la circulation du virus dans la population.
Pour les jeunes n'étant pas encore vacciné à 14 ans, un rattrapage gratuit est possible jusqu'à 21 ans. Au-delà, le vaccin contre HPV est conseillé pour les hommes et les femmes immunodéprimés ainsi que pour les hommes qui ont des rapports homosexuels. Trois injections sont alors nécessaires, et elles sont payantes. »
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