Des manifestations très diverses
Elle peut se manifester par un manque d’énergie, une sensation de faiblesse ou de lourdeur dans les membres, des troubles du sommeil, des difficultés de concentration ou de mémoire, une perte de motivation ou encore le sentiment de devoir se forcer pour accomplir les activités du quotidien. Elle peut aussi provoquer irritabilité, frustration ou abattement.
Cette fatigue peut survenir à n’importe quel moment de la maladie : avant le diagnostic, pendant les traitements, lors d’une rechute, en vivant avec un cancer ou des mois, voire des années après la fin d’un traitement. Lorsqu’elle persiste, elle peut peser fortement sur la qualité de vie, l’autonomie, les relations avec les proches et la vie professionnelle. Parce qu’elle est souvent invisible, elle peut aussi être difficile à faire comprendre à l’entourage.
Quand la fatigue persiste, parlez-en
Si la fatigue devient importante ou persiste, il est essentiel d’en parler à l’équipe soignante. Un entretien, des questionnaires et, si nécessaire, des examens complémentaires peuvent aider à mieux l’évaluer et à rechercher d’éventuelles causes médicales traitables.
Des causes souvent multiples
Les causes de la fatigue liée au cancer sont souvent multiples. La maladie elle-même et les traitements peuvent y contribuer, tout comme une anémie, une perte de masse musculaire, une activité physique insuffisante, une malnutrition ou des carences alimentaires, certains médicaments, des troubles hormonaux, des douleurs, des maladies concomitantes ou des facteurs psychologiques.
Mieux connaître ses réserves d’énergie
Pour mieux gérer la fatigue, il peut être utile d’apprendre à connaître ses réserves d’énergie. Tenir un « journal de l’énergie » pendant plusieurs jours aide à repérer ce qui donne de l’entrain, ce qui épuise et les moments où l’énergie est plus ou moins disponible. Cela permet de mieux fixer ses priorités, répartir les tâches, prévoir des pauses, simplifier certaines activités et demander ou accepter de l’aide.
« Avant la maladie, j’avais toujours la motivation de ranger mon appartement et je tenais le ménage à jour. Maintenant, avec la fatigue, je laisse traîner des choses que je n’aurais jamais laissé traîner auparavant. Cela me demande beaucoup plus d’énergie et ça me fatigue de ne pas y arriver »
Trouver l’équilibre entre activité et repos
Le manque d’activité physique et le fait de trop se ménager peuvent renforcer une fatigue chronique. Une activité physique régulière et adaptée peut l’atténuer. Il est recommandé de pratiquer une activité physique deux à trois fois par semaine, avec un jour de pause entre deux activités, si besoin avec l’accompagnement d’un professionnel.
Des pauses régulières, un rythme veille-sommeil régulier et une alimentation adaptée à ses besoins font aussi partie des pistes proposées. Lorsque la fatigue pèse sur le moral, les relations ou le travail, un soutien professionnel peut aider.
Témoignage de Alex, 29 ans
« C’est une fatigue difficile à décrire et j’ai découvert qu’elle ne ressemble à aucune autre fatigue connue »
Fatigue normale ou fatigue liée au cancer ?
La fatigue « normale » apparaît généralement après un effort, reste passagère et disparaît avec du repos ou du sommeil.
La fatigue liée au cancer, elle, peut survenir sans raison apparente, être imprévisible, perdurer et ne pas vraiment disparaître, même après avoir dormi ou s’être reposé
Fatigue et cancer – Identifier les causes, chercher des solutions
Épuisement persistant, manque d’énergie, difficultés à se concentrer… La fatigue liée au cancer peut bouleverser le quotidien et ne disparaît pas toujours avec le repos. Cette brochure vous aide à mieux la comprendre et propose des pistes concrètes pour gérer votre énergie, adapter vos activités et trouver le soutien dont vous avez besoin.
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